-
Par Bernard Foglino dans Ma fabuleuse carrière d'auteur le 22 Mars 2013 à 19:56
Cher lecteur, je te dédicacerai avec plaisir mes multiples ouvrages sur le stand Libella (R 50) Samedi 23 de 16 heures à 17 Heures 30, ceci en compagnie de Jean-Philippe Blondel. Une petite vidéo de Blondel ci-dessous, parce qu'il le vaut bien, le bougre... Un prof heureux "entre les murs", et qui sait écrire, c'est rare, non ? Et en plus, il est sympa.
6 commentaires
-
Par Bernard Foglino dans Ma fabuleuse carrière d'auteur le 2 Février 2013 à 17:17
C’est un auteur. On papote sur Internet. Il vient au salon du livre, occasion de faire connaissance. Et soudain, je me demande si j’en ai envie. A quoi cela sert-il de rencontrer des auteurs, et celui-ci précisément ? J’ai lu les livres qu’il a publiés. Je ne le connais pas. Mais je sais lire, je crois, écrire apprend au moins cela. Il est sincère. Lorsqu’il boucle un manuscrit, je l’imagine, soulagé et plus blême qu’une endive, vide de la prochaine idée, terrifié peut-être d’un jour se réveiller sec, ne plus avoir la force de recommencer l’aventure. Il écrit vite, sans doute, mais il se relit lentement, et il recommence, jusqu’à ce que les mots se décomposent en absurdes traces d’oiseaux. Il s’offre à ce doute qui bouffe le foie. Lorsqu’il signe son bon à tirer, il est content de lui, mais pas plus. Il sait les faiblesses secrètes de son ouvrage. Mais le prochain, oui, celui-là sera le définitif, peut-être. Parfait. Tout sera dit. Il écrit pour ne plus écrire, enfin.Il est exigeant. Son style n’est pas l’entrechat racoleur du danseur mondain de l’écriture, celui qui écrit comme ça vient, aimable, romans, articles, critiques, ça sort comme les chapelets de saucisses dans une charcuterie industrielle. Je les vois, ses allitérations, ses virgules, je devine le temps qu’il passe à dresser le silence derrière les mots, ses doutes que d’autres balaient sous le tapis, bâcleurs faciles, parce qu’il faut sortir en septembre, la chasse aux honneurs et à la bécasse. Ceux qui se contentent d’écrire, débordent comme des égouts, quand la vraie écriture est dans la retenue à s’en faire pêter les tendons.
Je l’ai lu, je crois le connaître, le comprendre, c’est un auteur du bâtiment. Alors à quoi bon le rencontrer ? S’il est comme je l’imagine, il est aussi à l’aise dans le mondain qu’un Hockeyeur au milieu d’une troupe de petits rats. Lorsque j’étais juste lecteur, je n’ai jamais éprouvé le besoin de rencontrer mes auteurs. Si je venais au Salon du Livre, parfois, c’était pour son coté de librairie géante. Sans en être conscient, je craignais la déception, celle qui vous saisit à cet âge-là lorsque vous vous mettez à traduire les chansons de votre groupe préférée. "Should I stay or should I go… » Ce n’était donc que cela ? Et admettons que je me fourvoie, qu’il débarque dans le même costume qu’Arditi, petit bouc bobo, claque la bise aux rentiers de la plume, trois starlettes de l’édition sous le bras ? Et quand bien même il débarque avec un pull qui peluche et un pantalon en velours et la tronche d’ours d’un Pascal Garnier et les bredouillements d’un Modiano. Toute sa réalité va me sauter à la figure. Je remarquerai ses chaussures. Je me dirai, tiens il chausse du 42, tiens, je le voyais plus grand, plus petit. Il y aura peut-être sa petite amie ou son conjoint dans les parages, mon cerveau bien dressé d’homo sapiens fera son petit travail d’inventaire, déduira une foule de trucs sans que je le lui demande. Des images, des impressions viendront interférer inévitablement entre ses livres et la réalité crue qu’il m’offre. Il y aura d’autres gens, sa famille peut-être, sa mère, sa sœur, du bruit, des bipèdes qui surgissent brutalement dans les conversations comme John Wayne dans un saloon, l’attachée de presse de sa maison d’édition qui aura ferré un gros poisson de la presse qui écrira peut-être un article s’il a le temps, un bon copain qui lui glissera les trois premiers chapitres de son manuscrit, s’il pouvait les passer à son éditeur, un éditeur de Poche qui le suit avec qui il faudra trinquer, assurer une service minimum en matière de courtoisie.
Je ne parle pas de ma propre réalité qui va lui sauter à la figure, bien sûr.
Et puis, lui dire quoi ? J’adore votre dernier livre, mon cher. Il le sait bien, lui, que son livre est sinon raté, du moins pas parfaitement réussi, et il sait que je le sais Comme je sais qu’il sait que le mien n’est qu’à peine lisible (Le chapitre 5, j’aurais pu le tourner autrement, je préfère te prévenir, maman, même si tu n’y verras que du feu). Qu’il aurait pu faire mieux, même s’il a tout donné. Si ça se trouve, il a la tête au suivant, tout ce cirque l’emmerde, il craint par avance les questions de ses lecteurs, des journalistes, qui croient qu’on écrit un livre comme on mûrit un crime. Il faut se méfier de ceux qui parlent trop bien de leur œuvre. Le gars dont je parle, je ne le sens pas non plus spontanément à l’aise avec les caméras.
Tout cela me tracasse. Ah, ces auteurs avec leurs égos tarabiscottés.
Au fond, on ne devrait pas inviter les auteurs aux salons du livre. Juste laisser entrer leurs livres. En rangs d’oignons sur leurs étagères, hermétiques à tout, lorsque un employé fatigué éteint les lumières, alors, ils sont tous frères, et sages, et c’est bien suffisant.
8 commentaires
-
Par Bernard Foglino dans Ma fabuleuse carrière d'auteur le 21 Mai 2012 à 19:23
Je n’ai plus trop le temps de tenir ce Blog. Mon histoire décolle, et je crois que sauf catastrophe imprévue, j’irai(s) au bout.On a écrit déjà tout et son contraire sur le processus créatif. Alors tout est vrai et tout est relatif, propre à celui qui sort le nez de son intrigue et pontifie dans son fauteuil, comme moi en ce moment. Sur la confection d’un roman, les gens avec qui je discute ont tous leur façon de faire. Il y a ceux qui tirent des plans détaillés, et rédigent ensuite entre les têtes de parties (Je crois que c’est Corneille qui disait « Mon plan est fait, ma pièce est finie, il ne reste qu’à l’écrire », mais je ne suis pas sûr). Ceux qui ne touchent pas un crayon pendant des mois, mais écrivent dans leur tête, couchés sur un canapé, dans leur baignoire, assis sur un banc… un jour, ils se lèvent, et crachent leurs 180 feuillets d’un trait jusqu’au mot « FIN ». Je connais une veinarde comme ça. Pour ma part, je suis incapable de faire un plan. Ca commence comme une histoire de Coluche, « C’est l’histoire d’un type… ». Si le début me plaît, je continue, et les contours alors se précisent, je sais très vaguement où je vais. Et puis, très souvent, la plupart du temps, il se passe quelque chose de bizarre, vers la page 30 ou 40 : Le truc m’ennuie. C’est brutal, du jour au lendemain, du soir au matin, plutôt. Un matin, je pense à mon texte, et il m’ennuie. Une espèce de torpeur, de léthargie devant cette bouillie encore incertaine. Je le relis, ce n’est pas mal, pas forcément mal à mon sens, veux-je dire. Mais… Comme un voyage qu’on a eu envie de faire, mais voilà, soudain, la destination fait bailler. On a l’impression qu’on en rentre tout juste. C’est assez bizarre, comme sensation. Rien n’est encore écrit, mais tout semble prévisible, les personnages aussi emmerdants que les participants à un séminaire d’entreprise, et on ne sent pas au fond de soi l’énergie suffisante pour tenir le rythme nécessaire pour en faire une histoire intéressante. En physique, il existe une vitesse dite de libération, qui est celle que doit atteindre un corps pour échapper à l’attraction terrestre. Elle est de sept kilomètres seconde. En deçà, une fusée s’écraserait lamentablement. C’est un peu ça. L’histoire décolle ou pas, on sent dans le texte et un jour on sait ou pas s’il s’arrachera à la morne et universelle pesanteur.
Mes fabrications s’écrasent plus souvent qu’un missile nord coréen. Alors je jette, ou plutôt je classe dans un dossier appelé « Impasses », qui, ma foi, contient bien une cinquantaine d’items, désormais (Il faut les garder, car ils contiennent souvent du matériel de récupération intéressant, genre la vieille antenne de radio qui fera un tuteur convenable pour une plante en pot, ce genre de choses, parfois on écrit des choses justes, mais on se trompe d’histoires…). Celle que j’écris, je sais désormais qu’elle a passé cette barrière. Je le sais depuis hier, une espèce de poids qui disparaît, et la sensation qu’on va désormais bien cohabiter ensemble, que le rythme est pris, que le roman ne parasitera plus trop la vie (Ceci est relatif pour les proches qui doivent se taper quelqu’un qui a soudain des absences, plaque tout pour aller griffonner dans un carnet, se fout en colère pour un rien et refuse les invitations) et inversement. Même sans encore savoir comment finira l’histoire (je n’en ai aucune idée, juste un état d’esprit) Cela ne signifie pas que ce sera un roman du tonnerre, un truc révolutionnaire. Ce sera même peut-être un livre très moyen, voire mauvais ou sans intérêt pour la majorité des lecteurs. Mais Il aura sa cohérence, il aura sa musique. Le tempo, c’est le plus difficile à trouver et à tenir sur la distance. L’histoire se déroule, les personnages, agissent, pensent, il leur arrive des bricoles, le temps s’écoule, mais l’histoire qui tient c’est celle qui a un gimmick silencieux en dessous du monde mouvant du dessus, un thème, fixe, qui revient, lie sans s’entendre ce qu’on donnera à lire. Musique, couleur, atmosphère, chacun le définit comme il le sent, ce truc, celui qui fait continuer, avec la peur au ventre de le perdre en route.
Après c’est Bach ou David Guetta, ma pauvre dame, on fait ce qu’on peut, c’est cet abruti de lecteur qui jugera, ce blaireau des deux sexes qui corne les pages, laisse tomber de la crème bronzante sur cet adjectif qui fut si difficile à débusquer, lorsque la chose aura une couverture, sur le cul son tatouage ISBN, qui garantit que, c’est un livre, publié, à compte d’éditeur, de littérature, française qui plus est, qui dormira éternellement sur les rayons de la Bibliothèque Nationale, longtemps après que les cendres de l’auteur se seront libérées dans l’éther, recomposées en atomes divers, pour créer autre chose dans un autre petit coin de l’univers.
21 commentaires
-
Par Bernard Foglino dans Ma fabuleuse carrière d'auteur le 19 Avril 2012 à 22:34
Un Wannabe, c’est quelqu’un dont le rêve de sa vie est d’être publié (J’ai trouvé ça sur un blog de Djeuns). Le nombre de manuscrits qui tournent dans ce pays serait de 150 000. Un continent de manuscrits, proto romans, ectoplasmes moroses, qui dérivent d’éditeurs en éditeurs, dont l’auteur attend fébrilement des nouvelles. Bon, je ne vais pas filer les images, vous voyez ce que je veux dire, la sourde attente, les nuits sans sommeil à fignoler la phrase, à espérer forcer la porte d’or d’un milieu éditorial aussi mystérieux que vénéré, qui fera de vous un ECRIVAIN.Il y a peu j’étais à un salon. Je discutais avec mon voisin (Heureusement qu’il y a les autres auteurs dans les salons pour faire passer le temps), et je vois passer une dame, tout ce qu’il y a de bien, un certain âge, port de cou un peu hautain, assez convaincante en romancière genre sagas historiques secrets de famille en police 14. Elle faisait le tour des lieux, regardait les livres, et s’approchait parfois d’un auteur pour chuchoter à son oreille des mots mystérieux, et lui remettre un carton assez luxueux, brodé de fines anglaises déliées et nonchalantes, semblant convier l’heureux récipiendaire à ce qui semblait être une soirée dans un château. Elle regarda mon voisin, un jeune gars timide, primo romancier, que Gallimard envoie à la guerre, sembla satisfaite de cette raison sociale, lui remis son bristol, et lui chuchota les mots secrets à l’oreille. Je reconnu dans les phrases murmurées « Tenue correcte indispensable… » et aussi le nom d’un auteur que j’ai oublié, époque romantique pré Flaubertienne, un nom façon Lautréamont ou Villiers de l’Isle Adam, qui fleure bon la phrase complexe,longue en bouche, à l’élégance bien française, comme on en tricotait à l’époque et qui aujourd’hui donnerait mal à la tête à n’importe quel lycéen tellement qu’il faudrait au moins trois tweets pour la recopier.
N’ayant pas reçu le précieux carton, et un peu vexé de rater une occasion de boire à l’œil et mal me tenir, je me renseignai donc discrètement. En fait, cette femme n’était pas la romancière éprouvée fière d’elle-même, que je pensais. Son seul et unique livre était publié à compte d’auteur dans une de ces officines cyniques qui font leur blé sur la faiblesse humaine, imprime 500 manuscrits, collent une photo de calendrier dessus et prennent 3 000 balles à des êtres naïfs ou trop imbus d’eux-mêmes pour pouvoir envisager leur absence de talent. Mais cette dame n’était pas sotte. Ce qu’elle lançait, c’était un prix littéraire, au nom ronflant, et elle recrutait. Elle tentait sa chance auprès des auteurs publiés dans les trois grandes maisons parisiennes, distribuait ses tracts de luxe à des attachés de presse et des journalistes connus pour se faire une ébauche de réseau.
Il y a peu, je reçois une invitation à être ami avec un inconnu sur FB. Je confesse, j’ai une page, que je ne mets pas à jour, vu qu’au bout de quinze jours je me suis enfui de ce truc et que je ne sais comment me désinscrire. Bon, sur FB, il y a quand même un Foglino Club, et j’avoue que c’est amusant de se trouver des cousins lointains dans le monde entier, mais bref.
Donc, à partir de cet ami potentiel, je tire une ficelle, les amis des amis des amis, et je tombe sur une fille, qui se présente comme romancière, belle photo, belle fille, frange charbonneuse, "regard qui dit des choses même si on sait pas trop quoi, mais justement", mains jointes, menton posé dessus, façon photos d’écrivains de l’agence Opale, très convaincante pour le 4eme de couverture. Bon, la fameuse fille, dans la vraie vie, elle bosse pour un assureur et a publié un livre chez un éditeur qui ne me semble pas trop franc du collier non plus. Mais elle est futée... Elle lance des prix littéraires, elle en a déjà 3 ou 4 dans la musette, et elle a réussi à attirer dans ses jurys quelques-uns de ces noms qui signent des chroniques dans la presse féminine et font trembler les attachées de presse au premier étage du Flore. Le reste du temps, la mignonne alimente à jets continus son « mur » de citations de Yan Moix, Beidbegger, Sollers, Régis Jauffret, De Kerangal, bref le gratin ramassé avec un chalut de navire usine pour être sûre, des qui peuvent vous donner un sacré coup de pouce, dont une simple recommandation balaie les cent vingt pages parfaite de l’illustre inconnue qui aura le malheur d’être caissière à Romorantin, et qui valent les commentaires extasiés de 3 000 ( !) amis FB… La mignonne commence à chroniquer dans un journal, bref, ça vient doucement, et nul doute que son prochain roman sera agréablement commenté en septembre, j’en fais le pari.
Voilà, pour le Wannabe naïf et exalté, le plus sûr moyen de devenir ECRIVAIN. Avoir la tête, la posture, le carnet d’adresse de l’artefact d’écrivain. Raisonner stratégie, comme le cadre qui veut un avantage de son patron. Inutile d’avoir écrit une seule ligne pour cela, sauf sur FB et Tweeter. Cette approche demande moins de temps et d’efforts que d’écrire des livres, exige plus d’esprit social que de sensibilité introspective… -Et mieux que tout, lorsque sa petite histoire sera imprimée, lorsqu’il sera parvenu à ses fins, on ne lui demandera même pas d’avoir la moindre once de talent. Ses attachées de presse et ses amis journalistes se chargeront de le fabriquer, et sur FB, se lèvera une érection de pouces…
Bref, les Wannabe, arrêtez d'emmerder Flammarion, Léo Scheer, Gallimard et consorts avec vos ignobles, pathétiques manuscrits, vos petites lettres d'accompagnement timides et épuisées, l'enveloppe pour le retour... Faites vous des potes sur FB, lancez des prix littéraires, faites parler de vous, apprenez à danser sur les tables, le reste viendra tout seul.
42 commentaires
-
Par Bernard Foglino dans Ma fabuleuse carrière d'auteur le 19 Septembre 2011 à 19:16
Je suis invité au salon Les Mots Doubs, le célèbre salon qui se tient chaque année à Besançon.
C'est vendredi prochain, un salon chouette, convivial, festif, avec plein de bons auteurs !
http://fetedulivre.doubs.fr/
5 commentaires
-
Par Bernard Foglino dans Ma fabuleuse carrière d'auteur le 7 Septembre 2011 à 19:31

Un jour, on se dit, moi aussi, un jour, j’écrirai des livres, et ils seront là !
Là, pour moi, c’était la belle librairie Mollat, l’institution bordelaise, qui de l’angle de la rue Vital-Carles et de la rue Porte-Dijaux, bombe orgueilleusement ses façades d’un bleu singulier, fait la nique au Virgin de la place Gambetta et raille la Fnac qui pousse ses divisions de gondoles rue Sainte Catherine. L’agitateur culturel et le Méga Store ne peuvent rien contre la force tranquille de la librairie Mollat, et question livres, la relative maigreur de leurs départements respectifs démontre que ces supermarchés la jouent plutôt profil bas. Comme l’Olympique de Marseille visitant le Parc Lescure (Stade Chaban-Delmas, je ne m’y fais pas), ils savent qu’ici, ils ne gagneront pas.
Je l’ai écumée dans mon adolescence et mes années universitaires, cette librairie. Sentir le plancher craquer sous mes pieds par un mercredi d’automne pluvieux fut une de mes plus grandes voluptés avec la découverte du Rock progressif. Pas de vendeur qui vous pousse au cul, vous piste, je pouvais y déambuler des heures, toucher des centaines de livres, les sentir, même (Un de mes vices). Les libraires ne faisaient pas attention à moi, penchées sur des tables, elles vaquaient à leurs occupations, dans le clapotis joyeux de la pluie.
J’arrête, avant de devenir lyrique.
C’est en furetant comme une souris dans une cave à fromages que je les ai trouvés, ces livres particuliers qui m’ont fait dire, le cœur prêt à exploser : un jour, moi aussi j’écrirai des histoires !
Qui sont-ils, ces livres ?
Pas de grands classiques, désolé de ne pas convoquer Proust (Qu’il faudra bien que j’essaie de lire un jour). J’ai dévoré Faulkner et Steinbeck à cette époque, mais le livre qui vous pousse au passage à l’acte est souvent bien plus banal, tout comme ce ne sont pas les filles des calendriers Pirelli dont on tombe raide dingue. Ils ont juste cette particularité d’entrer en résonance avec vous, ces livres, on a envie de les avoir écrit.
Le monde selon Garp
Le Privé à Babylone
La Conjuration des Imbéciles
Ces trois bouquins, achetés dans les ultimes râles d’agonie des années 70
A la librairie Mollat, où je n’ai jamais volé un livre (A la Fnac oui).
Et puis voilà, le temps a passé, j’y retourne de temps en temps.
Et maintenant mes bouquins sont là. Au chaud, anonymes, flottant dans le ventre azur de cette librairie, où rode, les jours de pluie, l’ombre d’un jeune gars qui ne doutait de rien.
Je me demande ce qu’il en penserait, de ces livres, tiens.
votre commentaire
Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique
Twitter
del.icio.us
Facebook
Digg
Technorati
Yahoo!
Stumbleupon
Google
Blogmarks
Ask
Slashdot


