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Fuite en Italie
Par Bernard Foglino dans Livres le 2 Mai 2012 à 20:09
J'aurais bien besoin de fuir pour retrouver un peu de tranquililité. Alors, comme je n'ai plus trop le temps de tenir ce blog à jour, au moins provisoirement, on va jouer au jeu des extraits. Peut-être des choses qui vous donneront envie de lire. En voici un, tiré de "Fuite en Italie", de Mario Soldati. Qui traversa l'Italie encore occupée à bicyclette, pour rejoindre les américains au moment du débarquement. Un periple mené avec son pote Dino de Laurentiis, qui devint cinéaste. Trois extraits que je relis de temps en temps, d'un auteur du bâtiment, comme disait Hemingway, d'où se dégage la serenité qui enveloppe toujours les lents voyages. Ne me remerciez pas, ce sont juste un copié collé...« Et je repense à Rome. Aux adieux. A l’avenir. A cette petite aventure qui est la mienne. Cette fois encore, ce n’est pas dans les couleurs et les motifs des évènements que j’ai l’impression de trouver un sens à ma vie, mais dans l’angoisse, dans la douceur et dans la paix mystérieuse de la nuit. Ce n’est pas en songeant aux fautes de certains hommes ou aux mérites d’autres, à des gouvernements, à des guerres, à des luttes de classes ou de peuples, que j’ai l’impression de trouver un sens aux évènements, pour terribles qu’ils soient, et aux malheurs de la patrie, pour immenses qu’ils soient, mais en contemplant la tranquille immobilité de la Lune, la nuit, le ciel immense, en sentant la caresse de la brise ainsi que la souffrance de la mort et de la vie, qui sont unies au fond de moi, et infiniment, autour et au-dessus de moi. »
Tags : soldati
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Commentaires
Oui, le gars qui nous snobe du Canada.
Oui, ça lui fera du bien, Bradbury. :)
4DoranteVendredi 4 Mai 2012 à 14:02moi je l'aime bien ce billet
et cette photo de Sophia Loren, comme ça, juste belle
pour une fois que vous n'êtes pas grincheux, indigné, irrité etc...que vous montrez que vous pouvez aussi apprécier et le faire partager
mais ce n'est pas ça qui fait réagir les gens, on dirait
Megalovitsch, lui, il sait y faire question provocation, mais qui lui redira, comme Sophie K., de changer de chaines
qu'il balance sa télé et qu'on en parle plus
5va savoirVendredi 4 Mai 2012 à 17:32m'étonnerais qu'il ait la télé le corniaud du canada. Il a autre chose à foutre.
6DoranteVendredi 4 Mai 2012 à 17:41@va savoir: ne jouez pas sur les mots...télé, Net, ça revient au même
et autant vous êtes percutant sur beaucoup de sujets, autant les geignardises sur l'envahissement par les écrans m'agacent! c'est vous qui les contrôlez, non?
Bravo toutefois pour "Sarkozyste de gauche", il fallait oser cette provocation ultime, pour un peu vos adpetes allaient en perdre leur humour...Dites ce que vous voulez, que la Terre est plate... mais ne pas détester Sarkozy, ça c'était fort
Bon le contrôleur de gestion de chez 10/18 continue son terrible travail... Après avoir supprimé récemment un excellent ouvrage dont je ne citerai pas le nom pour ventes insuffisantes, il s'attaque à Brautigan. Plus de Tokyo Montana Express, Plus de Vengeance de la Pelouse, sauf à des prix astronomiques sur Amazon en occasion. Et encore, des éditions récentes, même pas celles des années 80 illustrée d'extraits de Hooper... Je ne parle pas de Retombée de Sombrero, introuvable depuis 10 ans... Conclusion, gardez vos vieux Brautigan, lisez les et relisez les, et tant pis pour le retour sur Cash Flow de 10/18 !
8SirandaneVendredi 4 Mai 2012 à 21:36Merci Bernard, merci Dorante.
Et Soldati, d'abord.
En attendant qu'il pleuve sur le pays d'octobre. Peut-être.
C'est tout pour ce soir.
Et la lune est gibbeuse, me semble-t-il.
Ah flûte pour les Brautigan, pas encore lus... J'pensais avoir le temps...
Bon. Tout se délite, décidément.
10SirandaneSamedi 5 Mai 2012 à 12:17Bien des livres sont martyrs. Des bons et des mauvais, ça n'a plus d'importance à partir du moment où ils sont brûlés dans l'incendie d'une bibliothèque, le brasier de l' autodafé.
( Tiens lisez donc, l'Histoire Universelle de la destruction des livres de Fernando Baez, chez Fayard)
Mais enfin, ils meurent debout. "Chaque livre brûlé éclaire le monde". ( c'est de qui ? Allez....)
Mais que dire de ces livres victimes de leurs propres éditeurs, mis au congélateur, si peu de temps aprés avoir été imprimés. Ces livres que l'on retire de la vente parce que celle-ci est insuffisante - quoi de plus absurde ?
Il faut aux lecteurs de ce temps une espèce de talent et de la vigilance. Il nous faut aussi des clairières un peu cachées dans la forêt, où nous retrouver, raconter et réciter les livres. ( Décidément, Bradbury...) Des clairières dans le Montana, par exemple.
11FluckDimanche 6 Mai 2012 à 15:04@ Sirandane: Comprends pas cette histoire de lune gibbeuse.

Pas capable de de retrouver les références de vos citations.
Aime ce que vous écrivez.
Aimerai bien une ballade en forêt.
@ Bernard:
Sophia Loren: Elle est habillée et elle est nue. Ah la la!
C'est quoi vos autres bouquins ? En 10/18 je présume ?
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Ah mais j'aimais bien ces extraits, qui n'en sont plus qu'un... (Pardon de n'avoir pas laissé de commentaires la première fois, je suis à court de mots ces temps-ci, ce qui n'empêche pas de savourer la lumière italienne...)